Makala 

Emmanuel Gras nous propose un film d’une rare puissance et d’une qualité cinématographique remarquable. Ici, la possibilité est donnée au spectateur de faire corps avec un personnage au point de ressentir presque physiquement la dureté de son existence.

Expérience unique et sublime que de suivre cet homme qui pousse son vélo chargé de charbon sur les routes chaotiques du Congo avec pour seul objectif une vie meilleure.

 

 

 

 

 

 

 

La Villa

Robert Guédiguian nous livre un film comme on les aime dans lequel on retrouve tous les thèmes qui lui sont chers et qui font de son cinéma un objet précieux.

C’est de la vie qu’il est question, dans toute sa complexité avec l’idée tenace qu’elle mérite d’être vécue quel qu’en soit le prix.

Merci à lui de nous dire que les valeurs de solidarité, d’empathie, de résistance ont encore de belles heures devant elles.

 

 

 

 

Gaspard va au mariage

Encore un petit bijou que nous a proposé le comité de sélection des Rencontres avec cette comédie douce-amère d’Anthony Cordier diffusée le mardi 7 novembre en présence du réalisateur.

Gaspard, alors qu’il se tient à distance de sa famille, doit retourner sur les lieux de son enfance à l’annonce du remariage de son père.

Il se fait accompagner par Laura rencontrée quelques heures auparavant qui accepte de tenir le rôle de sa petite amie.

Gaspard a grandi dans un zoo avec son frère et sa sœur. Un lieu aujourd’hui vieillissant mais fantastique comme on en trouve dans les livres pour enfants avec tout ce qu’il faut pour faire fonctionner à plein l’imagination débordante de Gaspard, inventeur en herbe du nettoyeur de nombril ou du parachute à bouchon de champagne alors qu’il n’avait que 8 ans.

Ce retour dans la maison natale permettra à Gaspard d’en finir avec son enfance, de se libérer d’un lien quasi incestueux avec sa sœur et d’entamer sa vie d’adulte.

Jubilatoire, fantasque, attachant et porté par la musique envoûtante de Thylacine ce film est un pur plaisir de cinéma.

 

En attendant les hirondelles

L’Algérie dans tous ses états est bien montrée à travers les trois histoires racontées dans ce film sensible, lucide et plein d’une volonté d’aller de l’avant sans renoncer.

Outre les magnifiques plans de la ville d’Alger, métropole mosaïque, des Aurès, dans toute leur splendeur, la narration est ponctuée d’instants musicaux magiques qui permettent des respirations dans ces histoires de vie d’un peuple fragile mais déterminé.

Un beau film de Karim Moussaoui à découvrir rapidement!

Catherine Vermorel

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